• Brèves de Lecture

     

    Nos lectures et nos coups de cœur

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    "Cent ans au Vietnam" d'André Bouny

    commenté par Marie Thérèse Berger

    Cent ans au VietnamLes droits des enfants vietnamiens bafoués par une arme aussi sournoise que maléfique…

    À la veille de la journée mondiale des Droits de l’Enfant, je voudrais évoquer le sort des enfants vietnamiens nés lourdement handicapés à cause des effets à long terme des armes chimiques utilisées lors de la guerre du Viêt Nam, dont le funeste Agent Orange. Sans la rencontre exceptionnelle que j’ai faite le 5 juin 2016, à Decize, en la personne d’André Bouny, auteur du livre « Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam », comme la plupart de mes concitoyens, je n’aurais pu m’exprimer sur les méfaits actuels d’une guerre terminée depuis 50 ans.

    Cet ouvrage est un ardent plaidoyer contre l’utilisation des armes chimiques comme l’Agent Orange contenant de la dioxine, le pire des poisons de synthèse puisque des études sérieuses démontrent que 80 g de dioxine déversés dans l’eau d’une ville suffiraient à tuer 8 millions d’habitants. Les épandages de cet Agent Orange, herbicide et défoliant ayant pour but d’anéantir la forêt tropicale sensée cacher les combattants indépendantistes ainsi qu’empoisonner et détruire les ressources vivrières, ont été tels que l’on estime à 500 kg la quantité de dioxine pure ayant aspergé le Viêt Nam pendant toute la durée de la guerre.

    Ce poison disséminé par l’eau des ruisseaux et des rivières passant dans la chaîne alimentaire est à l’origine de la prolifération de cancers, de naissances d’enfants anormaux lourdement handicapés à cause de ses effets tératogènes (teratos = monstre). Cette dioxine engendre, en effet, des malformations telles que l’individu échappe complètement à la morphologie générique de son espèce. De plus, ces malformations se répercutent sur les générations suivantes par modifications génétiques acquises, cela du fait que les grands-parents ou parents des enfants ont absorbés la dioxine présente dans les aliments. Au point que l’auteur pense que le droit international devra intégrer une nouvelle dénomination : « crime contre le génome humain ». Il nous apprend aussi que cette destruction intentionnelle des règnes végétal, animal et minéral (écocide) n’a pas de précédent dans l’Histoire de l’humanité.

    « La guerre n’est pas finie » puisque la dioxine continue son œuvre de destruction silencieuse et durable. Le pire, c’est que ces enfants, victimes innocentes, ne sont toujours pas reconnus en tant que tels et que le combat continue afin d’obtenir « réparation » grâce à des associations fondées par des personnes de bonne volonté. Actuellement se déroule en France, à Paris, un procès instigué par André Bouny contre 24 multinationales américaines ayant fabriqué l’Agent Orange, et dont on peut suivre l’évolution et l’actualité sur ce site dédié : http://www.agent-orange-vietnam.org/

     

    " Tu souris, tu accélères " d'Annie Saumont

    commenté par Michèle Motmaenfar

    Il existe des auteurs bavards, Tu souris, tu accélères Annie Saumontdes raconteurs d'histoires.

    Des histoires dont parfois il ne nous reste rien.

    "Tu souris, tu accélères" d'Annie Saumont n'est pas de celles-là.

    C'est un bâti littéraire court et dense, le regard d'une femme sensible, intuitive, à la fois bourreau et victime qui met en exergue un rapport à l'autre douloureux. Amour, violence s'entremêlent et l'on est ébranlé par l'univers carcéral  qui se dresse ici, par la brutalité du désir de l'homme et sa difficulté à exister sans sexualité dominante.

    L'œuvre picturale du livre, projette, projette du sens. Les phares des véhicules peints ici ne sont que des projecteurs ayant fonction de réflecteurs  ainsi que l'imbrication dévorante des corps. La coexistence du dessin et du texte, bien que chacun ayant sa vie propre, offre une montée en puissance du sentiment d'oppression de ce récit introspectif.

    Un livre dont on a envie de déchirer la toile, une œuvre dérangeante.

                                                                                      

    " S'abandonner à vivre " de Sylvain Tesson

    commenté par Michèle Motmaenfar

    S'abandonner à vivre Sylvain tessonDifficile d'en vouloir à l'auteur de chausser de trop grandes bottes pour lui, de grands rêves l'habitent.

    Il désire se mesurer au monde et, lorsque l'on ne croit pas en Dieu et que l'on est pétri d'un tel désir d'absolu, il est bien compliqué de ne pas se prendre un peu pour le Créateur. Même si Sylvain Tesson n'a sans doute nul besoin et rien à faire de notre absolution, comment ne pas faire abstraction de ce péché d'orgueil et ne pas aimer ses livres?

    On perçoit chez cet auteur qui s'est déjà frotté à des conditions de vie extrêmes et semble vouloir étreindre l'univers entier, une intelligence aiguisée, un regard qui souligne que l'être humain ne se révèle à lui-même que dans sa perception du beau, du rapport qu'il a à la nature et à l'essentiel.

    Dans ses textes, les pulsions de vie et de mort qui nous animent tous sont mises en exergue pour révéler ce combat à être au monde et ce nécessaire dépouillement de soi.

    Lire "S'abandonner à vivre" c'est se rompre à ce qui nous rend plus vivants.

    Divin, non ?

     

    " La couleur des sentiments " commenté par Claire Kohler

    L’auteureBrèves de Lecture Kathryn Stockett est née et a passé son enfance à Jackson, Mississipi. Elle a été élevée par une bonne noire.

    Elle nous transporte dans ces années 60 au Mississipi où le racisme est toujours aussi présent, violent. Comportement qui sème peur et terreur pour qui les sentiments n’ont pas de couleur.

    Elle nous fait partager, son amour pour ces « nounou » (et bonnes) de « couleur » tant aimées par les enfants blancs.

    C’est un roman poignant, révoltant, attendrissant et bouleversant.

    Attention !!! En lisant ce récit révolte assurée. Pourquoi tant de haine ???    

    Ne laisse pas indifférent !

         

     

     

     

     

    Appel aux éditeurs de nouvelles »

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